Cette rentrée de yoga a porté avec elle des changements profonds qui se sont déposés et ancrés dans tous mes tissus, toutes mes cellules, en silence, respiration après respiration, doute après doute, questionnement après questionnement.

Je me suis ouverte à la vulnérabilité de l’instinct. J’ai tout abandonné devant la vertige de l’inconnu. Normalement je prépare mes cours, posture après posture. Je dessines mes petits bonhommes, j’écris quelques notes en marge, j’utilise de la couleur pour me rappeler des détails, des messages que je veux passer.

Avant ce premier cours de rentrée, je disais à ma tête : il faut que tu prépare ton cours. Tout le monde prépare ses cours. Surtout un cours de rentré. Tu déconnes ou quoi ?! Un dialogue incessant, une perturbation constante du mental.

Mais mon cœur et mon ventre disaient autre chose. Je sentais qu’il y avait quelque chose de pas fluide, comme dans un engrenage mal huilé. Je procrastinais pour peur d’écouter la voix de mon instinct qui me disaient que mon cours était déjà prêt à l’intérieur de moi-même. Que je n’avais pas besoin de dessiner mes bonhommes. Que les mots seraient venus tous seuls, à chaque expire. Et c’est ce qui s’est passé.

Le premier cours de cette nouvelle rentrée est sorti directement du cœur, des tripes, du plus profond de moi-même. Je suis très émue devant ce qui s’est passé aujourd’hui parce que c’était l’« invisible » qui prend forme, dans toute sa vérité et spontanéité. Rien était planifié. Une graine a poussé. Ce fut nécessaire de faire cela, pour dessiner un trait de confiance dans toutes mes tissus, mes cellules, mes connections neuronales. Plus j’avance dans la découverte de cette pratique, plus je suis à l’écoute de tout ce qui est invisible. Qui est, je crois, une des missions de mon humble présence sur cette terre.

Namasté et belle rentrée à vous tous, pleine de lumière et émerveillements. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *